Points clés à retenir
L’ouverture du Maroc sur l’Atlantique vise à renforcer les infrastructures et le commerce intra-africain.
La réunion à Marrakech des ministres des pays du Sahel focalise sur l’accès maritime pour ces pays enclavés.
Le soutien des organisations régionales est crucial pour la réussite de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF).
L’Union du Maghreb arabe (UMA) semble être dans une impasse, freinant l’intégration régionale en Afrique du Nord.
Il est nécessaire de développer la transformation locale des matières premières pour stimuler le commerce intra-africain.

Une infrastructure pour l’intégration africaine

La vision stratégique du Maroc de renforcer sa présence sur la façade atlantique pourrait se manifester à travers le développement d’infrastructures majeures. Celles-ci auraient comme finalité l’amélioration des échanges commerciaux entre pays africains, tout en soutenant l’efficacité des organismes régionaux. Ce plan ambitieux a été au cœur des débats lors d’une assemblée cruciale à Marrakech, réunissant les figures diplomatiques du Sahel et leur confrère marocain.

Des Projets Transnationaux pour les Pays Enclavés du Sahel

La création d’infrastructures nationales et internationales est primordiale pour offrir aux nations enclavées, comme le Mali, des alternatives maritimes. Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères, éclaire sur les objectifs : étendre et varier les voies maritimes pour dynamiser les échanges externes du Mali. Les ministres sahéliens partagent unanimement cette opinion, soulignant l’importance de booster le commerce intra-africain et la réalisation des ambitions de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF).

Les Organisations Economiques Régionales, Pilier de la ZLECAF

Les communautés économiques régionales (CER) constituent le moteur central propulsant la ZLECAF. Ces zones fédèrent un ensemble de pays alliés par une proximité géographique. Parmi ces entités, la CEDEAO en Afrique de l’Ouest est particulièrement scrutée, compte tenu des turbulences politiques et sécuritaires qui touchent certains de ses pays membres. Bien que la ZLECAF soit entrée en vigueur depuis deux ans avec l’adhésion de 45 pays, sa mise en œuvre reste entravée par le manque de coopération robuste au sein de ces groupements régionaux.

L’Impasse de l’Union du Maghreb Arabe

Concernant l’intégration régionale en Afrique du Nord, l’Union du Maghreb arabe (UMA) traverse une période d’abandon notable. Les relations tumultueuses entre les pays membres, l’insécurité politique en Libye, et les incertitudes en Tunisie contribuent à une paralysie de cette union. Les verrous imposés sur les frontières entre le Maroc et l’Algérie symbolisent le gel des interactions au niveau de cette sous-région.

Orientation vers une production locale

Interdépendance économique et commerce intra-africain

Le problème auquel font face plusieurs région africaines ne réside pas uniquement dans les relations économiques, mais également dans la disponibilité de produits échangeables. La CEDEAO, perçue comme la zone la plus avancée en termes d’intégration, voit tout de même son commerce interne plafonner à 15%. L’Afrique fournit principalement des matières premières qui sont transformées hors du continent, révélant une nécessité de renforcer la transformation locale.

Une Vision Industrielle Régionale

À l’instar des projets d’infrastructures routières, l’élaboration de projets industriels communs émerge comme une solution pragmatique. Cela implique une collaboration étroite entre le secteur privé et les patronats régionaux, les incitant à conjuger leurs atouts. En adoptant cette démarche, les communautés économiques régionales consolideraient leur rôle dans la matérialisation de la ZLECAF.

FAQ

Quels sont les principaux objectifs de l’initiative marocaine d’ouverture sur l’Atlantique?
Renforcer les infrastructures et le commerce intra-africain, et soutenir les efforts des organisations régionales.
Quel est le rôle des communautés économiques régionales (CER) dans la ZLECAF?
Elles servent de moteurs pour impulser la ZLECAF en regroupant des pays par proximité géographique.
Quelle est la situation actuelle de l’UMA?
Une stagnation notoire due aux tensions entre les pays membres et à la faible intégration économique.
Comment pourrait-on booster le commerce intra-africain?
En développant la transformation locale des matières premières et en instaurant des projets industriels régionaux.



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